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Simone Voile L’immortelle, Retour Sur La Vie

Découvrez aujourd’hui dans notre série des femmes françaises puissantes le personnage de Simone Veil, probablement l’une des plus grandes femmes politiques françaises. Jeune rescapée d’Auschwitz, ministre de la santé à l’origine de la légalisation de l’avortement, présidente du Parlement européen, immortelle de l’Académie française… Retour sur une carrière hors du commun. Découvrez l’histoire de cette femme au destin incroyable.

Première année et jeunesse

Simone Veil, née Simone Jacob, est née le 13 juillet 1927 à Nice, dans le sud de la France. Son père est architecte, sa mère est chimiste de formation, mais femme au foyer. La famille de Simone est explicitement juive mais non pratiquante et « très laïque ». Simone est la plus jeune d’une famille de quatre enfants, deux sœurs et un frère.

Puis vient le deuxième débat mondial. La Gestapo commence alors la déportation des Juifs vers Nice. Simone, qui avait de faux papiers au nom de « Jacquier » reçus par ses parents, ne va plus au lycée pour travailler à la bibliothèque municipale et, à la demande de sa mère, trouve un logement chez son professeur de lettres, Mme de Villeroy.

Elle obtient néanmoins son baccalauréat en mars 1944. Le 30. Le 11 mars 1944, alors qu’elle s’apprête à se rendre avec une amie chez les filles de sa classe pour fêter la fin des épreuves du baccalauréat, que sa famille lui a interdites, elle est contrôlée en plein centre de Nice par deux Allemands en civil.Simone prévient un ami de son arrestation pour qu’il prévienne à son tour sa famille. Cet ami est suivi par la Gestapo et sa famille est arrêtée. Tous les quatre sont envoyés au camp de Drancy, d’où les trois femmes sont transportées par le convoi n° 1. 71 du 13 avril 1944 à Auschwitz.

Deuxième guerre mondiale et déportation

Simone, sa sœur et sa mère sont séparées des hommes de la famille. Elles sont envoyées au camp d’Auschwitz-Birkenau, le principal camp d’extermination nazi, où elles arrivent le soir du 15 avril 1944, après deux jours et demi de transport, dans des wagons « étouffants et bondés » où s’entassent des personnes de tous âges. Simone avait alors 16 ans. Un francophone lui a conseillé de dire qu’elle avait 18 ans pour passer la sélection et éviter l’extermination. Elle est effectivement choisie pour le travail et reçoit le numéro 78651 tatoué sur le bras

. Le travail consistait à « décharger des camions de pierres » et à « creuser des tranchées et niveler le sol ». Une ancienne prostituée devenue Kapo lui sauve la vie en l’emmenant dans une dépendance d’Auschwitz et en lui disant : « Tu es trop belle pour finir. Elle accepte, à condition que sa mère et sa sœur la suivent. Simone, ainsi que sa mère et sa sœur, est transférée au camp annexe de Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau, en juillet. L’année 1945 marque la fin du débat. Les nazis évacuent le camp de Bobrek, où Simone est détenue, face à l’avancée de l’Armée rouge. Les SS les emmènent pour une marche de 70 kilomètres jusqu’à Auschwitz. Le voyage dure 8 jours, sans eau ni nourriture, dans le froid et la neige. Ils sont affectés au camp de Bergen-Belsen. Sa mère, trop affaiblie, meurt du typhus en mars. Sa sœur Madeleine, également atteinte du typhus, est sauvée de justesse par l’arrivée des troupes britanniques le 15 avril.

Le retour en France

Simone et sa sœur rentrent en France et se réfugient dans leur famille. Elle apprend que son père et son frère sont morts en déportation. Elle est prête à parler de ce qu’elle a vécu, mais a l’impression que presque personne ne veut l’entendre, c’est l’Omerta. En 1945, elle s’inscrit à la faculté de droit de Paris et à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle y rencontre son mari Antoine Veil. Ils se marient en 1946. Ensemble, ils auront trois fils et 12 petits-enfants. Simone se reconstruit peu à peu, mais ne l’oubliera jamais.

Carrière française : une vie de combat

Simone devient juge à succès en 1956. Dès lors, elle occupe un poste de direction à l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice, dont elle s’occupe. La cause des conditions de détention est devenue sa priorité. Membre du Syndicat de la magistrature, elle devient la première secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature en 1970. A une époque où seulement 40% des femmes françaises travaillent, et encore moins dans les milieux de la bourgeoisie parisienne, la carrière professionnelle de Simone Veil est une surprise.

Elle entre en politique au sein du MRP (Mouvement Républicain Populaire). Après l’élection de Valéry Giscard d’Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la santé dans le gouvernement de Jacques Chirac en 1974. Elle est la deuxième femme à devenir ministre en France. Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse qui supprime l’avortement, qu’elle considère comme un drame français qui tue des centaines de femmes chaque année. Elle est la figure du combat des femmes pour la légalisation de l’avortement en France, ce qui fait d’elle la figure féministe française à ce jour. En tant que ministre, elle est toujours connue pour son fort caractère et son exigence vis-à-vis de ses collaborateurs.

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