#Nouvelles Des Célébrités

Faits intéressants sur Jean-Paul Sartre

Jean-Paul Sartre a vécu une vie bien remplie. Il est largement connu pour ses contributions en tant que philosophe, dramaturge et enseignant. Parmi ses œuvres notables figurent son ouvrage philosophique majeur L’être et le néant, publié en 1943, ainsi que ses pièces de théâtre Les Mouches (1943) et Huis Clos (1947). Ses idées continuent d’influencer les étudiants en philosophie et en littérature jusqu’à aujourd’hui. Mais quels sont les autres faits concernant ce cher penseur ? Lisez la suite pour découvrir cinq faits intéressants sur Jean-Paul Sartre.

1. Il a reçu le prix Nobel de littérature, mais l’a refusé.

Sartre a reçu le prix Nobel de littérature en 1964 « pour son œuvre, riche en idées et empreinte de l’esprit de liberté et de recherche de la vérité, qui a exercé une influence considérable sur notre époque ». Il a refusé le prix pour plusieurs raisons, qu’il a expliquées dans l’édition du 26 octobre 1964 du quotidien français Le Figaro.

Il a d’abord déclaré qu’il avait toujours refusé les honneurs officiels et, en fait, à ce moment-là, il avait également refusé de devenir membre de la Légion d’honneur. Il a affirmé qu’il refuserait également le prix Lénine s’il lui était proposé. Il refusait de s’associer et d’associer son œuvre à une institution, car cela allait à l’encontre de ce qu’il représentait en tant qu’écrivain. Il souhaitait également que le prix Nobel soit décerné à des personnes de toutes les idéologies et de toutes les nations – de l’Est comme de l’Ouest – et tant que ce ne serait pas le cas, il pensait que son acceptation serait mal interprétée.

2. il a renvoyé un maître d’école.

Alors qu’il fréquentait l’École Normale Supérieure, Sartre s’en prit à son maître d’école, Gustave Lanson, par une série de farces qui aboutirent à la résiliation du contrat de Lanson avec l’école. Sartre commence simplement par se faire passer pour Lanson et à utiliser certains stratagèmes. Mais à un moment donné, lui et ses collègues philosophes – appelés « Normaliens » – ont joué un mauvais tour.

Après avoir convaincu les médias que Charles Lindbergh s’arrêterait à l’École Normale Supérieure après son vol transatlantique lors de sa tournée, Sartre et ses camarades de classe fabriquent un sosie de l’aviateur qui s’engouffre dans un bâtiment sous les yeux des médias. Les habitants de Paris ont parlé de l’incident et Lanson a été contraint de démissionner en raison d’un manque de contrôle sur ses étudiants.

3. Il a participé au débat sur la Seconde Guerre mondiale.

Sartre a été appelé sous les drapeaux en 1939 et a servi comme météorologue dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Un an plus tard, il est capturé par les troupes allemandes et vit pendant neuf mois à Nancy, en France, habitée par les nazis, ainsi qu’au Stalag XII-D.

Pendant sa captivité, Sartre a pu écrire sa première pièce de théâtre, Barionà, fils du tonnerre. Certains chercheurs notent également que pendant cette période, Sartre a lu L’être et l’époque du philosophe allemand Martin Heidegger. Cette œuvre a eu un impact sur l’être et le néant de Sartre. Après avoir été libéré pour raisons de santé en 1941, Sartre a écrit et publié L’être et le néant en 1943.

4. 50 000 personnes sont venues assister à son enterrement.

Jean-paul sartre-existentialism.jpgpour la preuve corporelle de l’effet Sartre, il suffit d’assister à son cortège funèbre. Sartre s’est achevé le 15 avril 1980 et son enterrement a eu lieu le samedi suivant, le 19 avril. 50 000 Parisiens se sont alignés dans les rues pour assister à la procession d’inhumation à travers la ville.

Dans un article du Nation du 18 mai 2000, Daniel Singer postule qu’une telle manifestation de soutien à Sartre :

Mais, selon Singer, le cortège funèbre de Sartre montre les nombreux adeptes de Sartre, ceux qui préfèrent « avoir tort pour Sartre que d’avoir raison pour [Raymond] Aron », le philosophe contemporain de Sartre.

5. il s’est approprié et a popularisé le fait d’être existentialiste.

De nombreux noms viennent à l’esprit lorsqu’il s’agit d’existentialisme. Les penseurs du XIXe siècle, Søren Kierkegaard et Friedrich Nietzsche, par exemple, ont tous deux joué un rôle important dans le mouvement existentiel. L’existentialisme tel que nous le connaissons n’a été défini qu’au milieu du XXe siècle, et Sartre a contribué à populariser le mouvement. Son petit livre L’existentialisme est un humanisme, basé sur une conférence qu’il a donnée en 1940, a été un catalyseur pour l’acceptation de la pensée existentielle.

Contrairement à certains de ses contemporains, Sartre portait le titre d’existentialiste. Selon Robert C. Solomon, dans son ouvrage sur le XIXe siècle, From Rationalism to existentialism : the existentialists and their antecedents, Albert Camus – dont le nom est souvent prononcé dans le même souffle que celui de Sartre – ne se considérait pas comme un existentialiste.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *